Unconfessed (The feel of think), Andrea Abbatangelo

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NOTE D’INTENTION

« Ce projet porte sur la différence entre ce qu’on est et ce qu’on aimerait être.
Comme première étape, je prends une photo mélangeant des stéréotypes culturels de différents groupes ethniques. C’est une recherche sur l’effet strident que donne la juxtaposition d’images en conflit les unes avec les autres. C’est une recherche sur la façon dont les images de différentes cultures nous attirent et sur les relations en opposition. »

Andrea Abbatangelo


ANDREA ABBATANGELO

Né en 1981, vit et travaille entre Terni et Londres. Il travaille avec la photo, la vidéo et l’installation.

Sélection de spectacles soli:
2009 : What About Love, Complesso Museale di Montefalco, Montefalco // 2007 : W.A.Y. – What About You ES, Terni – Festival international de la création contemporaine Musée C.A.O.S. Terni // Three Imaginary Worlds, Palazzo Lucarini Contemùporary, Trevi // 2005 : Homo Videns, Université de Ljubljana

Sélection de spectacles de groupes, musées et espaces publics :
2009 : Premiata Officina Trevana, Palazzo Lucarini Contemporary, Trevi // World Minute Exhibition, Museo do Arte Moderna, São Polo, Brésil // 2008 : World Minute Exhibition, Fundacão Calouste Gulbenkian, Lisbonne // Videominuto PoP TV, Centro per l’arte contemporanea L Pecci, Prato // World One Minute of Olympic Games, Today Art Museum, Beijing // 2007 : Videominuto PoP TV, Centro per l’arte contemporanea L Pecci, Prato // Bac! – Babylon, CCCB, Barcelona // Love is conTemporary, Museo Caos, Terni // 2006 : Temporary Cities, NCCA – National Centre of Contemporary Art of Moscow.


REGARD SUR LA MINIATURE

Rédigé par Sylvain Berteloot

Lors de sa résidence à Tunis, Andrea Abbantangelo a proposé un travail photographique. À travers plusieurs clichés photographiques d’un habit traditionnel, telle une djellaba pour homme, pris dans différents espaces de la ville de Tunis, Andrea questionne les apparences et leurs représentations… un corps de femme, en l’occurrence celui de Filiz Sizanli, apparaît presque camouflé dans cette djellaba blanche sur le toit d’un immeuble du centre ville de Tunis, à l’arrière-plan on distingue d’autres immeubles et bâtiments blancs et le ciel bleu… Sur un autre cliché, seule la présence d’une silhouette cachée dans l’habit est visible, on ne voit ni corps ni visage, l’habit a alors allure de fantôme par l’absence de figure et de chair… seule la main droite de Filiz sort de la manche longue de la djellaba et tient un cercle rond sur lequel est peint un visage souriant de Michael Jackson, à l’époque où celui-ci était encore un jeune homme noir… La djellaba et le corps qu’elle cache, intériorise ou efface, contraste, violemment avec le sourire figé de la peinture de Michael Jackson. Andréa a pris d’autres clichés avec ce même habit, il a aussi fait imprimer sur une toile la photo d’un iceberg puis il a donné à cette toile l’apparence d’une djellaba et a fait poser Filiz dans différents lieux de Tunis au bord de la mer.
Son travail questionne et détourne les stéréotypes culturels que l’on se fabrique, à partir des images, clichés et représentations que nous connaissons d’une ville, d’un habit, d’un étranger, ou d’un groupe ethnique ; il affirme et affiche dans un premier temps une différence cocasse ou exotique, (cliché d’une représentation quasi-caricaturale de l‘Autre) qu’il détourne ensuite de son contexte ou développe dans d’autres lieux. Ses photographies ouvrent d’autres visions possibles, et révèlent l’Autre dans ses multiples différences. Celui qui est ainsi représenté semble alors questionner celui qui le regarde ; le portait demande désormais qu’on dépasse ou sublime la représentation pour permettre à d’autres images de naître…Le sujet propre à l’ensemble du projet Miniatures apparaît clairement dans le travail d’Andrea et Andrea s’en empare simplement par le biais du jeu des images et des représentations possibles d’une simple photographie, d’un habit traditionnel, d’un homme telle une djellaba.


Accueilli en résidence à Tunis par El Teatro du 9 au 16 mai 2010. Étape de présentation finale du programme Miniatures Officinae 2010-2011 soutenu par la Commission européenne du 27 au 30 avril 2011 à la Townhouse Gallery au Caire.
Production : L’Officina-atelier marseillais de production (Marseille, France)
Coproduction : L’animal a l’esquena (Espagne), Indisciplinarte (Italie), El Teatro (Tunisie), Haraka (Egypte)
Avec le soutien de la Commission Européenne dans le cadre du programme Culture 2007-2013, volet Coopération avec les pays tiers pour les années 2010 et 2011.

© Andrea Abbatangelo

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