L’Aaroussa, Meryem Jazouli

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NOTE D’INTENTION

« « L’Aaroussa » la mariée en arabe. À travers le mouvement des mains, le souvenir d’un moment de fête. Autour d’elle, un vacarme heureux, exalté, un moment de vie rythmé par les cris enjoués, les chants, les rires… Au centre de cette ambiance frénétique « l’Aaroussa » comme suspendue dans un espace temps, entre prière et abandon, cérémonie et improvisation. Seules ses mains viennent à exister dans un langage simple où le geste minimal s’oppose. »

Meryem Jazouli


MERYEM JAZOULI

Meryem Jazouli, danseuse chorégraphe marocaine, vit et travaille à Casablanca depuis 1997. Après avoir suivi des études de danse à Paris et partagé l’expérience scénique de plusieurs compagnies, elle rentre au Maroc pour continuer son travail de création désormais fortement imprégné par l’environnement et le contexte marocain où elle vit. Elle se lance également dans l’enseignement, avec toutefois plusieurs parenthèses scéniques tel que Co…incidences mis en scène par la chorégraphe franco-malienne Fatou Traoré et Smala BB avec la Cie 2kFar. S’ensuivent alors plusieurs projets de création Temps de chien en 2006, pièce écrite pour deux interprètes, La robe de Tantale en 2007, duo coécrit avec la danseuse chorégraphe Mouna Sekkat et qui sera ponctué par une rencontre très importante avec le chorégraphe français Bernardo Montet. 2008 sera également le début d’une collaboration avec La Source du Lion (collectif d’artistes plasticiens) dont Meryem Jazouli aime particulièrement la démarche et la force d’implication dans le champ artistique marocain. Elle collaborera sous forme de performances et de films dans des projets collectifs Passerelles VI et Passerelles VII et de manière plus étroite avec l’artiste Hassan Darsi dans des projets tels que Le piège et Le toit du monde. A la fin de cette même année 2008, démarre le travail de réflexion et de création autour de la pièce Kelma… un cri à la mère dans laquelle la chorégraphe continuera son questionnement autour de l’intime. Elle mettra également en place une collaboration étroite avec des structures locales autour d’un travail de sensibilisation à la danse contemporaine, dans des projets comme Miniatures Officinae (avec l’orphelinat de Sidi Bernoussi, et la faculté de Ben M’sick en collaboration avec l’Officina Marseille ) ou encore avec le projet Nass Socica/Veiller par le geste (avec l’association Initiative Urbaine en collaboration avec le CCNT et la Source du Lion). Pour continuer d’interroger la création, développer et multiplier l’échange et le dialogue, Meryem Jazouli aménage un lieu « Darja » espace dédié à la création, aux résidences d’artistes, à la formation et aux expérimentations.
Plusieurs artistes tels que les chorégraphes Bernardo Montet, Mic Guillaumes, Younes Atbane, Zouheir Atbane, Aziz Nadif, Taoufiq Izeddiou, Said Ait El Moumen… deviennent alors des collaborateurs réguliers et engagés et travaillent tous à l’accessibilité et la visibilité de la création contemporaine au Maroc et ailleurs.


Accueillie en résidence à l’Institut français de Fès du 1er au 6 février 2009. Étape de présentation finale du programme Miniatures Maroc les 16 et 17 avril 2010 à la Villa des Arts de Casablanca.
Production : L’Officina-atelier marseillais de production (Marseille, France)
Avec le soutien de La Convention CulturesFrance / Ville de Marseille et de la Direction des Relations Internationales du Conseil Général des Bouches-du-Rhône .

© Espace Darja

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