Dessiner et coudre l’espace, Mustafa Kaplan

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NOTE D’INTENTION

« Je pense à la frontière entre la ville et la scène.
Comment pouvoir travailler l’entre-deux et comment inventer l’extérieur à l’intérieur.
Dessiner ou coudre peuvent être le moyen de trouver la connexion.
Comment arriver à traduire et amener sur scène l’espace public, urbain et intime. »

Mustafa Kaplan


MUSTAFA KAPLAN

Mustafa Kaplan est né en 1965 à Konya, Turquie. Il déménage à Istanbul pour suivre des études d’électronique et de télécommunication à la Yildiz Technical University. Pendant ses études, il suit les cours de danse de Geyvan McMillan.
Il danse au sein du Modern Ballet Company, entre 1989 et 1992. Il commence à travailler pour le Istanbult Metropolitan Municipaity Theater en 1990, et y travaille en qualité de chorégraphe et de danseur, pendant 10 ans. Il est l’un des créateurs de Yesil Uzumler Company, Dance Factory, Taldans Company, et CATI Studio. En plus de ses propres chorégraphies, il danse dans les pièces d’Aydin Teker.


PORTRAIT

Et si c’était vrai?
Rédigé par Maria Daïf

Mustafa Kaplan est un transfuge. Comment un ingénieur en électronique convaincu comme il l’était a pu devenir l’un des danseurs les plus en vue de la scène chorégraphique méditerranéenne ? «J’ai rencontré la danse quand j’étais à l’université en Turquie, dans des ateliers menés par des danseurs turques et russes. C’est le partage qu’il y a dans la danse qui m’a fait virer de bord », répond le concerné. A partir de là, « son corps deviendra sa terre », et il explore, petit à petit, au fil des expérimentations et des créations, les capacités de ce corps. D’abord acteur puis danseur dans des troupes aux Etats-Unis, Mustafa Kaplan choisira son camp. En regardant sa Miniature, c’est tentant de le dire : tant mieux. Minutieusement réfléchie, bien écrite à telle point que celui qui regarde se demande s’il n’y a pas un story-board caché quelque part, la création de Mustafa Kaplan est aboutie, même si lui, précise le contraire. Ce n’est que l’ébauche du travail. Si tous les brouillons pouvaient ressembler au sien ! Ses pas et sa voix (l’homme a plusieurs cordes à son arc), parfaitement posés, rappellent l’ingénieur qu’il était dans une vie antérieure. Celui-ci est désormais au service de l’artiste, qui, lui, choisit de raconter une légende à laquelle des femmes à la recherche d’amour et de bonheur croient comme dur comme fer. L’histoire se passe en Grèce, et Mustafa Kaplan la raconte si bien qu’on finit par y croire.


Accueilli en résidence à Casablanca par l’Espace Darja (AR2D) du 28 février au 5 mars 2010. Étape de présentation finale du programme Miniatures Maroc les 16 et 17 avril 2010 à la Villa des Arts de Casablanca.
Production : L’Officina-atelier marseillais de production (Marseille, France)
Coproduction : L’association Les Rencontres de la danse (Casablanca, Maroc) et de Marseille Provence 2013.
Avec le soutien du  La Convention CulturesFrance / Ville de Marseille et de la Direction des Relations Internationales du Conseil Général des Bouches-du-Rhône .

© Guillaume Mollé

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